Aventures urbaines

Ce samedi soir, ouverture du frigo. Vide ! et pour le dimanche aussi.  Descente rapide au supermarché.

Petit panier rapide, que l’indispensable. Pris le dernier pack de yaourts danone. Au moins il en restait un, ce n’est pas toujours le cas. Le réapprovisionnment est visiblement moins bon depuis le changement d’enseigne.

Une seule caisse ouverte avec une caissière et une bonne file de clients. Personne aux machines à payer. Curieux, les deux de droite sont le ventre ouvert étalant leurs entrailles. Celle de gauche présente son écran d’accueil. J’enfourne les codes barres sans trop de difficulté puis mes cartes. Soudain la machine se fiche, quelque chose ne lui plait pas. Quoi ? elle ne l’affiche pas. Elle a délivré du papier, coupon avec 40 en gros caractères. Quarante euros de gagné ? on rêve : quarante centimes. Direct poubelle. Pas d’employé en vue, tous disparus ? Non, à l’accueil, une personne le nez plongé dans un comptage quelconque.

A la question « Je suis bloqué … », réponse : « Je ne m’occupe pas des caisses ». Elle ne bouge pas. Elle aurait pu me dire : « attendez, j’appelle un responsable ». Je n’ai pas eu le réflexe de le lui demander, je reviens à ma caisse contrariante. D’habitude il y a un préposé pour toutes ces caisses self-service plus un gardien. Je regarde à l’extérieur, le petit centre commercial est totalement vide, pas un chat, pas un pigeon. C’est sinistre. Pas de panique, on ne cours pas, on marche calmement vers la sortie, puis l’ascenseur, on ferme la porte blindée de l’appartement à double tour, on respire. Ouf ! sauvé.

De quoi : il ne sait sans doute rien passé, mais cette absence d’employés reste inexpliqué. On peut toujours imaginer deux jeunes en scooter pétaradant braquant les employés dans la chambre froide avec des pistolets d’enfant. On dira : il regarde trop la TV (c’est vrai). De toute façon s’il n’y a pas mort d’homme ou de violences physiques ce ne sera même mentionné. D’ailleurs depuis le changement d’enseigne on ne voit plus de responsable. Qui dirige ce magasin ? Il sont peut être planqués derrière leurs écrans dans un bunker éloigné à l’aide de caméras cachées. Pas de caméras apparentes remarqué. Il faudra regarder les plafonds lors des prochaines courses.

De toute façon ils ont engrangé dans leur machine informatique les codes barre de ma baguette, des yaourts … Ils ont en outre mon propre code barre, donc mon nom, mon adresse, ma carte bleu. La prochaine étape : implantation sous la peau d’une puce RFID. On n’arrètera pas le progrès.

En attendant ces puces, je vais surveiller mon compte bancaire, au cas ou ils me débiterai 2 ou 3 fois baguette, yaourts et co.

La nouvelle enseigne est réputée pour ses marges confortables. Mais elle offre un service inférieur à la précédente et ce dans un climat plombé. On n’est pas dans du hard discount, au moins pour les prix. Et avec qui négocier une compensation pour non assistance à client pressé façe à une machine caractérielle ?

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